COMPTE-RENDU SESSION AUTOMNE 2016 SECTION 26 (CERVEAU, COGNITION, COMPORTEMENT)

vendredi 24 février 2017
par  Laeti

COMPTE-RENDU SESSION AUTOMNE 2016 SECTION 26 (CERVEAU, COGNITION, COMPORTEMENT)

Christelle Lemoine est l’élue SNTRS-CGT.

La session d’automne s’est déroulée du 30 novembre au 2 décembre 2016.

Réflexions sur les critères d’évaluation des chercheurs, le fonctionnement de la section :
PEDR : Il a été décidé que les PEDR seront discutées en section pour ne pas laisser une commission ad-hoc décider.
PROMOTION : Les demandes de promotions au sein de la section sont autorisées pour ne pas bloquer les gens s’investissant pour la communauté (pendant 10 ans pour certains qui se représenteront pour un second mandat).
MEDAILLES : mais il n’y aura pas de membre de la section proposé pour une médaille.
Conflit d’intérêt : même laboratoire, conflit familiaux, si collaboration directe, ancien étudiant.
Délégations CNRS  : Le problème est que l’université fait remonter les dossiers tardivement donc les sections se retrouvent à devoir classer les demandes en même temps que les concours. D’autre part, la S26 a remarqué que le classement proposé n’est pas forcément suivi par l’université qui a la décision finale.
Modalités d’audition au concours  : Après discussions sur les avantages et inconvénients, il a été décidé que les auditions des candidats CR se feront en jury plénier, après avoir sélectionné les dossiers aux JAD. Les candidats DR seront tous auditionnés (donc en sous-jury). La S26 se réserve le droit de faire appel à un expert externe.
Point sur organisation des visites HCERES  : À chaque fois un membre élu C de la section à été contacté par l’HCERES pour faire partie du comité .
Élection pour un poste B2 non pourvu  : avec idée compenser un domaine manquant dans la S26. Premier vote sur le domaine parmi les 4 candidats puis vote sur le nom. Résultats : Sophie Lumineau, éthologie.

Échanges avec le président du mandat précédent
Il nous donne quelques chiffres : la section comporte 323 chercheurs dont 61% d’hommes et 71 unités. Au niveau des recrutements : 56% des candidats sont éliminés durant les JAD et 7% sont recrutés dont 60% d’hommes. L’âge moyen des candidats recrutés est de : 34 ans pour les CR2, 39 ans pour les CR1 et 43 ans pour les DR2.
Les discussions ont ensuite porté sur les contours de la section : recouvrement avec la section 25 (étude des bases neurales des processus cognitifs). Le domaine de l’approche neurophysiologique chez le primate non humain est délicat car il est remis en question. L’ancien président conseille d’identifier la S26 par les fonctions étudiées plutôt que par les outils.
Les postes INSHS sont des apports importants pour les candidats de la S26 mais les relations avec les INSHS (i.e. Patrice Bourdelais, Sandra Laugier) ont parfois été difficiles.

Visite de la direction de l’INSB et de l’INSHS
Pour INSB : Catherine Jesus, directrice INSB (CJ), Bernard Poulain, DAS (BP)
Pour INSHS : Patrice Bourdelais, directeur INSHS (PB) et Sandra Laugier, DAS (SL).
PB remercie la section pour son engagement et fait état de sa satisfaction pour les recrutements effectués par la section précédente qui ont permis de fortifier des thématiques émergentes . PB annonce que l’INSHS veut travailler davantage sur le comportement humain et faire un pont entre linguistique, psychologie et neuroscience parait important pour les années qui viennent.

1/ contours de la section
La S26 souhaite discuter des contours de la section puisque la communauté scientifique représentée par la S26 s’inquiète pour les disciplines sous représentée dans cette nouvelle S26 et s’inquiète de la capacité de la S26 à expertiser certains domaines. Après l’élection des premiers membres, la communauté s’attendait à un rééquilibrage des disciplines sous représentée (i.e. éthologie, neurophysiologie du primate) or ce ne fut pas le cas : Y a –t-il une volonté de recentrer la section sur la psychologie expérimentale ? Comment va se positionner la S26 par rapport à la S25 ?

CJ : INSB n’avait pas dans l’idée de changer les contours de la S26 mais explique les nominations par une contrainte de calendrier extrême (3 jours à partir des résultats des élections pour proposer des nommés qui acceptent) plus que par une contrainte scientifique. Il faut également prendre en compte l’évolution du champ des neurosciences cognitives : il faut renforcer la connexion entre la psychologie expérimentale et les neurosciences cognitives. CJ fait remarquer qu’il y avait un déséquilibre inverse dans précédente mandature.

BP : Les thématiques de la section 25 ont aussi évolué avec l’arrivée de plus en plus d’approches in vivo (alors qu’avant, boite de Petri) et de plus en plus de travaux sur l’humain. Les neurosciences sont devenues tellement vastes (20 à 25% des forces de l’INSB). La frontière entre les deux sections à glissé, elle n’est plus sur les mêmes chercheurs. Il n’y a pas de plan pour faire évoluer les sections de telle ou telle manière mais il y a beaucoup d’aléas de la façon dont les nommés sont retenus . Il fallait 10 domaines alors qu’il n’y a que 7 nominations.

CJ : Il faut également penser à rééquilibrer les régions, la parité…. en plus des domaines scientifiques, ce n’est pas si simple.

PB : Il n’y a pas de psychologie au CNRS.
S26 : et la S34 ?

SL : non. Nous formons un groupe de travail sur les sciences du comportement pour voir s’il faut soutenir plus de recherches sur le comportement humain. Il n’y a pas de recherche sur le comportement humain (violence, addiction) en SHS. C’est une évolution due au contexte.

PB : De plus, de récents terrains d’applications disciplinaires ou thématiques émergent : économie expérimentale par exemple.

2/ les postes au concours
S26 : L’INSHS a attribué des postes coloriés à la S26 : est-il satisfait du passé ? Est-ce que cette politique perdura pour le nouveau mandat ?

PB : Nous sommes satisfaits à 80%. Cela a permis de faire émerger un gros pole transversal, pluri disciplinaire sur les « visual studies » à Lille où sera prochainement déposé un institut de convergence. En économie expérimentale aussi. Quelque chose de plus original : en art et cognition (design) : intérêt des collectivités locales (musées) et de l’environnement socio-économique.

S26 : les 2 poste sont coloriés ce qui réduit le vivier et donc le niveau des candidats par rapport aux critères de la S26 : que se passe-t-il si un poste n’est pas pourvu ?

PB : Le CNRS ne perd pas le poste s’il existe une liste complémentaire. Je suis le très méchant directeur d’institut qui colorie 50% de ses postes mais le vivier est international et il faut aller le chercher. Somme toute, le coloriage est assez large. C’est un affichage pour notre communauté, une spécificité du CNRS (l’université ne recrutera pas de tel poste) : il faut donc bien enfoncer le clou pour faire émerger une communauté, une personne ne suffit pas.

CJ : Au niveau des postes INSB, il y aura 2 CR2 et 3 CR1. Moi, je suis la gentille directrice qui ne colorie rien car le terrain est déjà suffisamment fertile.
De plus, il y a un poste DR avec INSII : candidat qui peut être une opportunité de recrutement CNRS externe. Le concours est ouvert mais pour une affectation dans un labo INSII. Mais c’est le champ des neurosciences cognitives qui sera abondé par ce recrutement et l’INSB a placé un poste de CR2 dans la section 7 sur le traitement du signal car des laboratoires de la S26 demandent ce type de profil.

S26 : Quelle est la politique concernant l’âge des candidats recrutés ?

CJ : Il faut être vigilant sur l’âge des CR1 : l’INSB mène une politique pour essayer de rajeunir les recrutés. Recruter trop tard, c’est compliqué la gestion des carrières quand les agents doivent partir en retraite. Pour les candidats de plus de 40 ans, il faut des arguments très forts.

PB : Même situation à l’INSHS : la difficulté de gestion des carrières avec l’impossibilité d’accorder des prolongations d’activité (qui constituent des recrutements en moins).

Angela Sirigu : Nous comprenons l’argument pour ne pas effectuer de recrutement tardif mais la réalité fait que : un candidat qui part en post-doc après sa thèse et qui, au vu de la compétition se présente au minimum 3 fois peut difficilement être recruté très jeune.

CJ : Nous voudrions avoir plus de postes de DR2 externes mais, pour rester en masse salariale constante, il faudrait alors diminuer le nombre de recrutements de CR1. Or le nombre de recrutements actuels de CR1 étant tellement faible, on ne peut pas le diminuer. Regardez les programmes ATIP, il y en a en neuroscience cognitives.

S26 : Que faire dans le cas de candidatures issues de laboratoire INSERM ? Quelle est la politique de l’INSB ?

CJ : Nous sommes dans une période de contrainte de moyens terrible : pas suffisamment de moyens financiers et de moyens en personnels IT. La situation est dramatique, il faut donc faire des choix en permanence. Dans le renouvellement des unités aussi et donc nous ne pouvons plus nous étendre. Nous préférons donc que les recrutés débutent leur carrière dans les laboratoire qu’on suit, qu’on pilote, qu’on soutient. 20% de nos laboratoires ont la double tutelle. Si un candidat est exceptionnel, on regardera s’il peut être affecté, avec son accord, dans un laboratoire qui n’est pas son premier choix.

3/ évaluation des laboratoires (HCERES)
S26 : Nous sommes en période d’évaluation des unités : les relations avec l’HCERES ont évolué, quel est le devenir des équipes ATIP qui ne sont pas évaluées par l’HCERES ?

CJ : Inquiétude par rapport à l’évolution de l’HCERES car les comités de visite se réduisent en taille et en temps : quid des performances d’évaluation ? Un décret organique a remis l’évaluation dans les missions du CNRS : on demande aux comités des expertises avec du corps : si les sections sont en accords avec l’HCERES, pas de souci. Mais ayez un regard approfondi et dites-nous s’il faut aider telle ou telle équipe car nous allons arbitrer et décider. Nous avons besoin d’une évaluation avec du relief. Comme les équipes ATIP ont passé une évaluation à l’international exigeante, on ne les réévalue pas à peine installées. On demande un rapport car on fait l’analyse entre nous et avec les cotutelles après.

S26 : Y a-t-il une politique concernant les tailles des équipes ?

CJ : L’important est de ne pas avoir une équipe en taille sous critique, il faut une masse critique pour la faisabilité du projet. C’est pareil pour les unités : il faut un projet de laboratoire et ensuite on trouve quelle est la structure adaptée.

S26 : Y a-t-il une homogénéisation de la représentation des IT dans les comités HCERES ?

CJ : Ils veulent des IR comme experts scientifiques : ce n’est pas ce qu’on souhaitait. Certains deviennent parfois expert pour des équipes. On s’est fait avoir. Alain Fuchs va essayer vers le mois de Mars de rediscuter avec l’HCERES sur présence d’élu C et leur rôle. Si l’HCERES campe sur ses positions, on repartira sur un système dans lequel on essaie d’envoyer des élus C.

4/ Promotions
Pour les promotions CR2 CR1 : il y a assez de possibilités pour toutes les personnes candidates. Il y a une tradition parmi la S26 : promouvoir CR1 seulement les personnes ayant publié sur leur projet de recrutement. Pour les promotions DR2
DR1 : il y a 39 postes pour tout l’INSB.

S26 : Pour un agent qui approche de la retraite, ça ne passe pas ?

CJ : non. Cela ne passera pas. Le nombre de possibilités de DR1 dépend du nombre de candidats. Il faut donc encourager les gens à candidater. 6 DRCE1 (pour 9 sections) Cela ne sert à rien d’en classer au delà de 3. DRCE2 : 27 postes pour tout le CNRS. Pour toute ces promotions, il faut un dossier scientifique excellent. Faites attention à la parité car l’INSB est celui des 10 instituts du CNRS qui est dernier en matière d’évolution de carrière pour les femmes.

S26 : Vous confirmez l’obligation de donner deux noms pour les médailles ? (homme et femme)

CJ : Absolument. Pour les médailles de bronze, il n’y a pas de problème. Pour les médailles d’argent, il y en a 2 ou 3 pour 9 sections. Le CNRS ne valorise pas assez les chercheurs mais il faut que ce soit rare. Et à l’université, il n’y a aucune valorisation des chercheurs, donc c’est bien de penser aux enseignants-chercheurs aussi.

5/ logiciel Marmotte
S26 : Par rapport au logiciel marmotte le non accès de tous aux dossiers pose des problèmes en termes de visibilité des rapports et limite le travail collégial de la section. Y a-t-il moyen changer ça ?

CJ : Les instituts du CNRS n’ont pas accès à Marmotte. Nous attendons que le SGCN nous envoie les rapports. Marmotte dépend du SGCN et non du CNRS.
Discussion suite aux visites des instituts :
Ils n’ont pas répondu quand à la place de l’éthologie. Sur le plan fondamental, séparer l’homme et l’animal pose un problème.

Décision d’établir une motion sur les contours de la section et sur l’accès au logiciel Marmotte pour tous. http://www.cnrs.fr/comitenational/doc/motions/A16/S26_Motion-Contours_A16.pdf
http://www.cnrs.fr/comitenational/doc/motions/A16/S26_Motion-outil-Marmotte_A16.pdf

Évaluations mi-vague  : 31 dossiers, 27 avis favorables, 3 différés car pas de dossier, 1 avis réservé
Évaluations à vague suite à réexamen(2 dossiers), 2 avis favorables
Titularisations (5 dossiers) et confirmations d’affectations (8 dossiers), 5 avis favorables et 8 confirmations
Proposition de Médailles  :
Médailles de bronze : Francesca Sargolini et Michel Thiebaut de Schotten
Médailles d’argent : Catherine Tallon Baudry et Joël Fagot
Changements de direction d’unité et prolongation de FRE (2 dossiers), 2 avis très favorables
Ecoles thématiques (4 dossiers), 2 avis très favorables, 2 avis favorables
Promotion CR1 (5 dossiers)
Promotion DRCE1 (9 dossiers) et DRCE2 (3 dossiers) et DR1 (22 dossiers)


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