Déclaration au Comité Technique du CNRS du 4 novembre

jeudi 5 novembre 2015
par  Laeti

Le comité technique du CNRS réuni le 4 Novembre 2015 s’est prononcé à l’unanimité contre le projet de circulaire sur les mutualisations des fonctions IT. Voici la déclaration faite par le SNTRS-CGT lors de cette séance du comité technique :

Déclaration du SNTRS-CGT au comité technique du CNRS du 4 novembre 2015

Pour ajuster le CNRS aux restrictions de masse salariale et aux restructurations en cours, les instituts et la Direction veulent recourir plus facilement à la mutualisation de fonctions assurées par les Ingénieurs et Techniciens qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels. Cette solution est un nouveau sésame face à la pénurie de postes et vise à encourager les laboratoires à demander des postes mutualisés.
Vous voulez aller vite. Pour justifier votre discours, vous vous appuyez sur les demandes de postes mutualisés d’IT faites par les directions d’instituts et les directions centrales.

L’agent mutualisé se verra « saucissonné » en fractions ETPT, à ventiler entre laboratoires, instituts et délégation... Bien que la circulaire indique veiller à « l’intérêt et l’épanouissement professionnel des agents » et lui donner un cadrage « protecteur », l’encadrement prévu est succinct.

Vous affirmez : aucune mutualisation ne sera forcée, elles seront toutes basées sur le volontariat. Mais comment refuser la mutualisation de son poste si on est précaire ou dans une équipe, un laboratoire en restructuration ?

La pénurie de postes est une forte injonction à la mutualisation. Les directions des laboratoires ou de services, en demandant des postes mutualisés, espèrent ainsi récupérer des miettes de postes budgétaires ! Depuis une dizaine années, nous sommes passés par différentes phases de « rationalisation des ressources ». Les UMR de petites tailles ont été sommées de se regrouper en gros laboratoires, pour rationaliser l’utilisation d’ETPT au sein de services communs. Puis est venu le temps de la création de plateformes scientifiques, toujours dans un besoin « d’optimisation des ressources ». Maintenant, ce sont les agents qui vont être « rationalisés » : leur temps de travail découpé, émietté entre différentes structures.

Avec toujours moins de moyens humains et financiers, il n’est plus possible de maintenir un niveau d’activités à la hauteur des enjeux scientifiques nationaux et internationaux. De rationalisation en rationalisation, les personnels du CNRS sont surchargés de travail, ils ont le sentiment de ne plus avoir le temps de bien faire leur travail. Le SNTRS-CGT dénonce CES mutualisations synonymes de réduction d’activités de recherche, d’emplois de fonctionnaires et de droits individuels et collectifs des personnels. Les mutualisations ont un fort impact sur la vie professionnelle et familiale des agents, aussi nous demandons que le CCHSCT examine les conséquences de la circulaire sur les conditions de travail des personnels en préalable à tout passage au comité technique de l’établissement.


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"URGENCE : la mise en œuvre du Rifseep entérine les écarts de prime entre universités et organismes !"

URGENCE : la mise en œuvre du Rifseep entérine les écarts de prime entre universités et organismes !

REFUSONS cette injustice !

REFUSONS ce régime de prime inégalitaire entre les établissements mais aussi entre les agents au sein d’un même établissement !

ignez et faite signer la pétition en ligne : http://www.sntrs-cgt.cgt.fr/phpPetitions/index.php?petition=5