L’université grecque aux ordres de la police

vendredi 15 novembre 2013
par  Laeti

Sous de mesures draconiennes de sécurité, qui incluent, entre autres, des « lock out » d’établissements universitaires et la mobilisation de 9 000 (neuf mille) policiers se dérouleront cette année les manifestations de commémoration du soulèvement de l’École Polytechnique (NDLR. qui a eu lieu le 17 novembre 2013 et a sonné le glas de la dictature des colonels, tombée pendant l’été 1974).

Pour se prémunir contre d’éventuels incidents, le gouvernement a décidé que, pendant toute la durée des manifestations, un « lock out » serait imposé à l’université Panteion d’Athènes (NDLR. université de sciences politiques), ainsi qu’à l’École Polytechnique.

Le QG de la police a envoyé il y a quelques jours une lettre au Prytane de l’université Panteion, qui lui enjoint de fermer l’établissement afin de s’assurer que les manifestations se dérouleront sous contrôle.
Dans le même temps, une lettre similaire a été envoyée à l’École Polytechnique, où il a été demandé au Prytane d’annuler la manifestation programmée dans la cour de l’établissement par les salariés de la radiotélévision, dans le cadre de la commémoration.
Presque au même moment, il a été décidé que 9 000 policiers seront mobilisés et qu’ils seront dans la rue, prêts à intervenir.

Ces mesures seront en vigueur dès le vendredi 15 novembre et se culmineront le dimanche 17 novembre, jour où se tiendra le traditionnel défilé vers l’ambassade des États-Unis.

Le climat tendu après l’assassinat de Pavlos Fyssas (NDLR. le jeune artiste assassiné par des individus appartenant à l’Aube Dorée le 18 septembre) et après celui des membres de l’Aube Dorée (NDLR. qui a eu lieu le 1er novembre) inquiète les policiers, c’est pourquoi, selon certaines sources, une présence visible de la police a déjà été décidée. On attend même la participation de toutes les forces policières de l’Attique, mais elles recevront aussi des renforts de forces de province.

« Il s’agit de fascisation de la vie politique »

Des enseignants qui ont parlé dans le journal en ligne http://www.zougla.gr ont fait état de « fascisation de la vie politique », en ajoutant que « toutes les forces démocratiques, notamment la gauche, doivent réagit avant qu’il ne soit trop tard ».

Le professeur de théorie politique M. Giorgos Roussis (NDLR. professeur à l’université Panteion) a déclaré à ce même journal que « dans la mesure où ce système et ce gouvernement ne bénéficient plus du consensus des gens à cause des mesures déjà prises et de celles qui continueront à être prises, pour survivre, ce système doit intensifier l’autoritarisme, la répression, l’oppression et le fascisme ; c’est ce qu’il fait par tous les moyens. Les universités en Grèce donnent l’impression de ne plus être administrées par ceux qui doivent les administrer et qui sont prévus par la loi, mais par la police. Je pense que c’est une affaire très grave ».


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